FICHE MÉTIER · SUISSE

Garde-malade

Santé & Soins

Le garde-malade veille auprès d’une personne malade, âgée ou en fin de vie, la nuit ou en journée, à domicile ou en établissement. Sa présence rassure la personne et soulage les proches, tout en assurant une surveillance attentive et des gestes de confort.

L’essentiel en bref

  • Rôle : veiller, rassurer et surveiller une personne malade ou dépendante, la nuit ou en journée.
  • Formation : cours d’auxiliaire de santé ou d’aide-soignant, avec expérience.
  • Salaire : environ 3 600 à 4 800 CHF par mois (indicatif).
  • Lieux : domicile, EMS, cliniques, soins palliatifs.

Qu’est-ce qu’un métier de « garde-malade » ?

La veille est un métier discret et précieux. Le garde-malade passe la nuit auprès d’une personne qui souffre d’insomnie, de démence, d’angoisse ou d’une maladie grave, l’aide à se retourner, à boire, à aller aux toilettes et observe les signes qui pourraient nécessiter l’intervention d’un soignant. Il ne pose pas de diagnostic et ne réalise pas de soins infirmiers, mais il alerte en cas de besoin. Il permet aux proches de se reposer.

Missions principales : garde-malade

  • Veiller auprès de la personne et la rassurer.
  • Aider aux gestes simples : boire, se retourner, aller aux toilettes.
  • Observer les signes d’inconfort ou d’aggravation.
  • Alerter l’infirmière, le médecin ou les proches.
  • Tenir un journal de veille et le transmettre à l’équipe.
  • Respecter la dignité, l’intimité et les souhaits de la personne.

Formation et accès au métier en Suisse

Plusieurs parcours mènent à ce métier.

  • Cours d’auxiliaire de santé CRS : la base la plus fréquente.
  • Formation d’aide-soignant : plus complète et très appréciée.
  • Formation à l’accompagnement de fin de vie : cours spécifiques sur la présence auprès des mourants.

Un permis de conduire est utile pour les missions à domicile.

Compétences et qualités requises

  • Calme.
  • Patience.
  • Vigilance.
  • Discrétion.
  • Sens de l’écoute.
  • Résistance au travail de nuit.

Salaire : garde-malade en Suisse

Les rémunérations sont souvent à l’heure, avec des majorations de nuit.

ProfilPar an (brut)Par mois (×13)
Débutant
Poste de veilleur
44 000 – 52 000 CHF≈ 3 380 – 4 000 CHF
Garde-malade expérimenté
Avec formation d’aide-soignant
50 000 – 60 000 CHF≈ 3 850 – 4 620 CHF
Responsable de service de veille
Coordination
58 000 – 72 000 CHF≈ 4 460 – 5 540 CHF

Fourchettes indicatives, établies à partir des salaires usuels du secteur suisse de la santé ; elles varient selon le canton, l’employeur et la convention collective applicable. Vérifiez toujours l’offre.

Conditions de travail

Le travail se fait surtout de nuit, avec des horaires décalés et un rythme irrégulier. La solitude est fréquente. Les missions peuvent être courtes ou longues. La vigilance reste nécessaire tout au long de la veille.

Une journée type : garde-malade

En début de soirée, le garde-malade arrive chez un patient atteint de démence, prend les consignes de la famille et s’installe dans la chambre. Il aide la personne à se coucher, la rassure quand elle s’agite et observe sa respiration. Dans la nuit, il l’aide à boire, la repositionne et note ses observations. Au petit matin, il rédige un compte rendu pour la famille et l’infirmière, puis rentre chez lui.

Avantages et difficultés du métier

Les points forts

  • Un métier d’une grande humanité.
  • Un travail qui soulage les familles.
  • Un accès relativement facile.
  • Des horaires adaptés à certains profils.

Les points exigeants

  • Un travail de nuit fatigant.
  • Un risque d’isolement.
  • Une rémunération modeste.
  • Des situations de fin de vie éprouvantes.

Conseils pour postuler : garde-malade

Insistez sur votre calme, votre fiabilité et votre capacité à rester éveillé et attentif. Les familles confient leurs proches, ce qui demande une confiance totale : des références et une posture respectueuse sont essentielles. Mentionnez votre expérience avec la démence ou la fin de vie. Préparez des références solides : les familles et les institutions confient la nuit de leurs proches à une personne de confiance. Informez-vous sur le nombre de nuits proposées, la rémunération des majorations et les consignes de sécurité. Un candidat qui pose ces questions montre son sérieux. Précisez enfin que vous savez gérer la fatigue d’une nuit de veille, par exemple grâce à une bonne hygiène de sommeil le jour : les employeurs y sont attentifs.

Évolution de carrière

Le garde-malade peut évoluer vers aide-soignant, ASSC ou accompagnant de fin de vie. D’autres coordonnent des services de veille.

Où trouver un emploi : garde-malade

Les employeurs sont les services de soins à domicile, les EMS, les cliniques, les associations de veille et les agences. Les offres sont régulières. Dans la catégorie Santé & Soins, filtrez par canton pour repérer les offres de garde-malade proches de chez vous. Pour découvrir les offres liées au métier de « garde-malade », consultez aussi les annonces publiées sur Jobstreaming et Jobuilder.

Questions fréquentes : garde-malade

Quelle différence avec un aide-soignant ?

Le garde-malade assure surtout une présence de veille ; l’aide-soignant réalise des soins de base.

Travaille-t-on toujours de nuit ?

Souvent, mais des veilles de jour existent.

Faut-il un diplôme ?

Un cours de base est généralement demandé.

Peut-on veiller des mourants ?

Oui, avec une formation spécifique.

Quelles évolutions sont possibles ?

Aide-soignant ou ASSC.

Les informations sont indicatives et doivent être confirmées auprès des organismes officiels suisses et des autorités cantonales compétentes.

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