Le conseiller en accompagnement du deuil soutient les personnes qui ont perdu un proche. Il offre une écoute, des repères et des ressources pour traverser le deuil, individuellement ou en groupe, sans se substituer à une prise en charge médicale lorsque celle-ci est nécessaire.
L’essentiel en bref
- Rôle : écouter et soutenir les personnes endeuillées dans leur parcours de deuil.
- Formation : formation en accompagnement, travail social, soins ou psychologie, plus formations spécifiques au deuil.
- Salaire : environ 5 500 à 7 500 CHF par mois (indicatif).
- Lieux : associations, hôpitaux, services de soins palliatifs, pompes funèbres, paroisses.
Qu’est-ce qu’un métier de « conseiller en accompagnement du deuil » ?
Le deuil est une expérience universelle, mais chacun la vit différemment. Le conseiller accueille la parole sans juger, aide à nommer les émotions et propose des repères sur les étapes possibles du deuil. Il anime aussi des groupes de parole et oriente vers des professionnels de santé en cas de deuil compliqué. Son rôle est un accompagnement, pas une thérapie : il reste dans les limites de sa compétence.
Missions principales : conseiller en accompagnement du deuil
- Écouter les personnes endeuillées en entretien individuel.
- Animer des groupes de parole et des ateliers.
- Informer sur les démarches administratives et les ressources.
- Repérer les signes de deuil compliqué et orienter vers un professionnel.
- Collaborer avec les équipes de soins palliatifs et les familles.
- Participer à des actions de sensibilisation.
Formation et accès au métier en Suisse
Plusieurs parcours mènent à cette fonction, souvent après une première formation.
- Formation de base : soins infirmiers, travail social, psychologie, théologie ou autre profession de la relation d’aide.
- Formation spécifique à l’accompagnement du deuil : cours proposés par des associations et des organismes de formation.
- Supervision : indispensable pour accompagner durablement des situations difficiles.
Le bénévolat dans une association de soutien est souvent un tremplin vers un poste.
Compétences et qualités requises
- Écoute profonde.
- Bienveillance sans jugement.
- Stabilité émotionnelle.
- Discrétion.
- Capacité à poser des limites.
- Culture du deuil et des rites.
Salaire : conseiller en accompagnement du deuil en Suisse
Les postes sont souvent à temps partiel, financés par des associations ou des institutions.
| Profil | Par an (brut) | Par mois (×13) |
|---|---|---|
| Début de carrière Poste à temps plein équivalent | 62 000 – 72 000 CHF | ≈ 4 770 – 5 540 CHF |
| Conseiller confirmé Avec formation et supervision | 70 000 – 84 000 CHF | ≈ 5 380 – 6 460 CHF |
| Responsable de service de soutien Coordination d’équipe et de bénévoles | 82 000 – 100 000 CHF | ≈ 6 310 – 7 690 CHF |
Fourchettes indicatives, établies à partir des salaires usuels du secteur suisse de la santé ; elles varient selon le canton, l’employeur et la convention collective applicable. Vérifiez toujours l’offre.
Conditions de travail
Le travail se déroule en entretiens, souvent sur rendez-vous, et en groupes parfois le soir. L’émotion est présente en permanence, ce qui impose de se ressourcer. Les temps partiels et les mandats multiples sont fréquents. La supervision régulière protège le conseiller.
Une journée type : conseiller en accompagnement du deuil
Le matin, le conseiller reçoit une veuve qui n’arrive plus à dormir depuis le décès de son mari. Il l’écoute, reformule et lui propose un petit rituel du soir. Il prépare ensuite un groupe de parole pour parents endeuillés. L’après-midi, il rencontre un responsable de soins palliatifs pour coordonner un suivi, passe un appel à un médecin de famille et participe à une supervision d’équipe. Il garde un moment pour se ressourcer.
Avantages et difficultés du métier
Les points forts
- Un métier au sens profond.
- Une relation humaine de grande qualité.
- Une reconnaissance des personnes accompagnées.
- Une grande variété de situations.
Les points exigeants
- Une charge émotionnelle forte.
- Des postes souvent à temps partiel.
- Une reconnaissance financière modeste.
- Un besoin permanent de ressourcement.
Conseils pour postuler : conseiller en accompagnement du deuil
Parlez de votre propre rapport à la perte avec pudeur et recul, et de la manière dont vous prenez soin de vous. Les employeurs recherchent des personnes stables, capables d’écouter sans juger. Mentionnez vos formations, votre supervision et votre engagement éventuel dans une association. Si vous souhaitez vous former, commencez par un bénévolat encadré dans une association : vous mesurerez concrètement la réalité de ce métier avant de vous engager dans un cursus plus long.
Évolution de carrière
Le conseiller peut coordonner un service de soutien, former d’autres accompagnants ou se spécialiser dans le deuil périnatal ou celui des enfants. Certains deviennent indépendants.
Où trouver un emploi : conseiller en accompagnement du deuil
Les employeurs sont les associations de soutien, les hôpitaux, les services de soins palliatifs, les églises et les services funéraires. Les postes sont peu nombreux et souvent à temps partiel. Les filtres de canton et de contrat de la catégorie Santé & Soins vous aident à cibler les postes de conseiller en accompagnement du deuil. Pour découvrir les offres liées au métier de « conseiller en accompagnement du deuil », consultez aussi les annonces publiées sur Jobstreaming et Jobuilder.
Questions fréquentes : conseiller en accompagnement du deuil
Quelle différence avec un psychologue ?
Le conseiller accompagne le deuil par l’écoute ; le psychologue pose des diagnostics et conduit des psychothérapies.
Faut-il un diplôme universitaire ?
Pas obligatoirement, mais une formation en relation d’aide et au deuil est essentielle.
Les séances sont-elles remboursées ?
Rarement par l’assurance de base ; cela dépend de la structure.
Peut-on accompagner des enfants ?
Oui, avec une formation spécifique.
Faut-il de la supervision ?
Oui, elle est indispensable pour durer dans ce métier.