Le chercheur en épidémiologie étudie la fréquence et les causes des maladies dans les populations. Il s’appuie sur des cohortes, des registres et des enquêtes pour identifier des facteurs de risque et évaluer des interventions.
L’essentiel en bref
- Rôle : étudier la distribution et les déterminants des maladies dans les populations.
- Formation : master et doctorat en épidémiologie, santé publique ou biostatistique.
- Salaire : environ 4 400 CHF par mois pour un doctorant, 7 100 pour un postdoctorant (repère FNS).
- Lieux : universités, instituts de santé publique, hôpitaux, organisations internationales.
Qu’est-ce qu’un métier de « chercheur en épidémiologie » ?
Contrairement au chercheur en laboratoire, l’épidémiologiste travaille sur des données de populations. Il conçoit des études d’observation, contrôle les biais, modélise les risques et publie ses conclusions. Ses résultats aident à comprendre, par exemple, le lien entre pollution et maladies respiratoires ou l’impact d’un programme de dépistage. Son travail repose sur la statistique et sur la rigueur méthodologique.
Missions principales : chercheur en épidémiologie
- Concevoir des études de cohorte, cas-témoins ou transversales.
- Gérer, nettoyer et analyser de grandes bases de données.
- Appliquer des modèles statistiques avancés.
- Interpréter les résultats avec prudence et transparence.
- Rédiger des articles et des rapports pour les autorités.
- Collaborer avec les cliniciens, les statisticiens et les décideurs.
Formation et accès au métier en Suisse
Un cursus quantitatif est nécessaire, avec une spécialisation en épidémiologie.
- Master en épidémiologie ou santé publique : proposé par plusieurs universités suisses.
- Doctorat : indispensable pour diriger des recherches.
- Formations complémentaires : méthodes causales, apprentissage automatique, éthique de la recherche.
Des séjours de recherche à l’étranger enrichissent le profil.
Compétences et qualités requises
- Raisonnement statistique.
- Programmation (R, Stata, Python).
- Rigueur méthodologique.
- Esprit de synthèse.
- Écriture scientifique.
- Sens éthique.
Salaire : chercheur en épidémiologie en Suisse
Les salaires suivent les barèmes académiques ; les organisations internationales et l’industrie paient plus.
| Profil | Par an (brut) | Par mois (×13) |
|---|---|---|
| Doctorant Financement FNS ou université | 53 000 – 58 000 CHF | ≈ 4 080 – 4 460 CHF |
| Postdoctorant Selon expérience | 88 000 – 98 000 CHF | ≈ 6 770 – 7 540 CHF |
| Chercheur senior Direction de projets | 105 000 – 145 000 CHF | ≈ 8 080 – 11 150 CHF |
Repère : les montants de base du Fonds national suisse (FNS) sont d’environ 53 000 CHF par an pour un doctorant et 92 500 CHF pour un postdoctorant, charges sociales non comprises. Les autres lignes sont des estimations indicatives qui varient selon l’université, l’industrie et le canton. Vérifiez toujours l’offre.
Conditions de travail
Le travail se déroule surtout au bureau, avec des réunions de projet et des collaborations internationales. Le télétravail est fréquent. Les horaires sont souples. Les contrats sont souvent liés aux financements.
Une journée type : chercheur en épidémiologie
Le matin, le chercheur contrôle la qualité d’une base de données de cohorte et corrige des valeurs aberrantes. Il programme un modèle de régression pour étudier l’effet d’un facteur de risque. L’après-midi, il discute des résultats avec un clinicien, rédige la section méthodes d’un article et répond aux commentaires de relecteurs. Il termine par un séminaire avec son équipe de recherche.
Avantages et difficultés du métier
Les points forts
- Un travail à forte portée sociale.
- Un domaine en développement avec les données massives.
- Une grande flexibilité d’organisation.
- Des collaborations internationales.
Les points exigeants
- Des financements compétitifs et temporaires.
- De longues périodes de rédaction.
- Des résultats parfois mal compris par le public.
- Une exigence de rigueur méthodologique élevée.
Conseils pour postuler : chercheur en épidémiologie
Valorisez vos compétences méthodologiques et vos réalisations : articles, bases de données gérées, présentations. Expliquez ce que vos recherches ont permis de comprendre. Un profil capable de communiquer simplement des résultats complexes est très recherché. Mettez en avant un jeu de données avec lequel vous avez travaillé, sa taille et les difficultés rencontrées. Les recruteurs aiment entendre comment vous avez traité des données manquantes ou des biais. Mentionnez aussi vos expériences de partage de code ou de données, car la science ouverte est de plus en plus valorisée dans les institutions suisses. Préparez enfin une réflexion sur les limites de vos résultats : savoir les reconnaître avec honnêteté est la marque d’un chercheur solide, et les comités y sont très attentifs.
Évolution de carrière
Le chercheur peut devenir professeur, directeur d’un institut ou conseiller auprès d’autorités. Il peut aussi rejoindre l’industrie ou des organisations internationales. L’épidémiologie des maladies chroniques et la santé environnementale sont des domaines porteurs.
Où trouver un emploi : chercheur en épidémiologie
Les employeurs sont les universités, les instituts de santé publique, les hôpitaux universitaires, les assurances et les organisations internationales. Les postes sont concentrés à Bâle, Berne, Zurich, Lausanne et Genève. Dans la catégorie Santé & Soins, filtrez par canton pour repérer les offres de chercheur en épidémiologie proches de chez vous. Pour découvrir les offres liées au métier de « chercheur en épidémiologie », consultez aussi les annonces publiées sur Jobstreaming et Jobuilder.
Questions fréquentes : chercheur en épidémiologie
Quelle différence avec un chargé de surveillance épidémiologique ?
Le chercheur étudie les causes et les déterminants des maladies ; le chargé de surveillance suit les tendances pour alerter.
Faut-il un doctorat ?
Oui, pour une carrière de recherche.
Quels outils faut-il maîtriser ?
R, Stata ou Python et les méthodes statistiques avancées.
Le télétravail est-il courant ?
Oui, en partie.
Quels sont les débouchés ?
Université, santé publique, industrie ou organisations internationales.