L’assistant en périnatalité aide les sages-femmes et les soignants dans les maternités et les services de suites de couches. Il accompagne les mères et les nouveau-nés pendant les premiers jours, en réalisant des soins de base et en soutenant les familles.
L’essentiel en bref
- Rôle : soutenir les sages-femmes et accompagner les mères et les nouveau-nés.
- Formation : ASSC, aide-soignant CRS ou formation dans la petite enfance.
- Salaire : environ 4 200 à 5 800 CHF par mois (indicatif).
- Lieux : maternités, services de néonatologie, maisons de naissance.
Qu’est-ce qu’un métier de « assistant en périnatalité » ?
La périnatalité couvre la période qui précède et suit la naissance. L’assistant intervient surtout après l’accouchement : il aide aux soins de base de la mère et du bébé, prépare le matériel, accueille les familles et participe à la sécurité du séjour. Il n’assume pas les actes réservés aux sages-femmes et aux infirmiers, mais il leur fournit un appui précieux. Sa présence rassure les jeunes parents, qui se posent beaucoup de questions dans les premiers jours.
Missions principales : assistant en périnatalité
- Aider les mères dans les soins d’hygiène et les déplacements.
- Participer aux soins de base du nouveau-né : change, bain, habillage.
- Préparer les chambres, le matériel et le linge.
- Accueillir les familles et répondre aux questions courantes.
- Observer et signaler les changements d’état de la mère ou du bébé.
- Respecter les règles d’hygiène et de sécurité propres à la maternité.
Formation et accès au métier en Suisse
Le poste est accessible avec différentes formations dans le domaine des soins ou de la petite enfance.
- CFC d’ASSC : la base la plus répandue, avec des stages en maternité possibles.
- Cours d’aide-soignant CRS : pour les soins de base et l’accompagnement des familles.
- CFC d’assistant socio-éducatif orientation enfance : utile pour comprendre le développement du nourrisson.
Des cours sur l’allaitement, les soins du nouveau-né et la sécurité du sommeil sont souvent proposés en interne.
Compétences et qualités requises
- Douceur et respect de l’intimité.
- Sens de l’observation.
- Calme face aux imprévus.
- Aisance avec les nouveau-nés.
- Esprit d’équipe avec les sages-femmes.
- Discrétion et bienveillance.
Salaire : assistant en périnatalité en Suisse
Les salaires suivent la grille de l’établissement, avec des suppléments pour les services de nuit, de week-end et de jours fériés.
| Profil | Par an (brut) | Par mois (×13) |
|---|---|---|
| Début de carrière Après ASSC ou cours reconnu | 50 000 – 58 000 CHF | ≈ 3 850 – 4 460 CHF |
| Assistant confirmé Plusieurs années d’expérience | 56 000 – 66 000 CHF | ≈ 4 310 – 5 080 CHF |
| Référent en maternité Avec formation et coordination | 62 000 – 76 000 CHF | ≈ 4 770 – 5 850 CHF |
Fourchettes indicatives, établies à partir des salaires usuels du secteur suisse de la santé ; elles varient selon le canton, l’employeur et la convention collective applicable. Vérifiez toujours l’offre.
Conditions de travail
La maternité fonctionne 24 heures sur 24, avec des équipes de jour et de nuit. Les week-ends et jours fériés sont travaillés par roulement. Le rythme dépend du nombre de naissances : il peut être calme ou très intense. L’ambiance repose sur la coopération entre sages-femmes, infirmiers, pédiatres et assistants.
Une journée type : assistant en périnatalité
Le matin, l’assistant se présente à la relève de la maternité : naissances de la nuit, mamans à surveiller, bébés à peser. Il aide les jeunes mères à se lever, prépare les chambres, accompagne les premiers bains et les premières tétées sous la conduite de la sage-femme. Il assure aussi le lien avec les familles et le matériel de puériculture. L’après-midi, il participe à une séance d’information sur le retour à domicile, nettoie et réapprovisionne les chambres, puis transmet ses observations à l’équipe du soir.
Avantages et difficultés du métier
Les points forts
- Un travail auprès de familles qui vivent un moment heureux.
- Une équipe de professionnelles très soudée.
- Des gestes de soins doux, centrés sur le bébé et la maman.
- Des passerelles vers les métiers de sage-femme et de puéricultrice.
Les points exigeants
- Des horaires de nuit et de week-end, la maternité ne s’arrête jamais.
- Des situations émotionnellement fortes, comme un deuil périnatal.
- Un travail debout et des gestes de manutention.
- Des rythmes variables selon le flux des naissances.
Conseils pour postuler : assistant en périnatalité
Valorisez votre goût pour le soin aux nouveau-nés, votre calme et votre sens de l’écoute. Une formation d’ASSC, d’aide-soignant ou d’auxiliaire de crèche est un plus. Les services de maternité sont sensibles à la discrétion, au respect de l’intimité et à la capacité à travailler avec des équipes multidisciplinaires.
Évolution de carrière
L’assistant peut se former comme infirmier ou sage-femme, ou devenir référent en puériculture. Des cours en allaitement, en accompagnement du deuil périnatal et en soins du prématuré sont possibles. D’autres rejoignent des services de néonatologie ou des structures d’accueil de la petite enfance.
Où trouver un emploi : assistant en périnatalité
Les employeurs sont les hôpitaux avec maternité, les cliniques privées, les maisons de naissance et certains services d’accompagnement postnatal à domicile. Les offres sont plus nombreuses près des grands centres. Sélectionnez votre canton dans la catégorie Santé & Soins pour voir les annonces de assistant en périnatalité ouvertes près de vous. Pour découvrir les offres liées au métier de « assistant en périnatalité », consultez aussi les annonces publiées sur Jobstreaming et Jobuilder.
Questions fréquentes : assistant en périnatalité
Quelle différence avec une sage-femme ?
La sage-femme est une soignante diplômée qui suit la grossesse et l’accouchement ; l’assistant l’aide dans les soins de base et l’organisation.
Faut-il un diplôme spécifique ?
Non, mais un CFC ou un cours reconnu dans le domaine des soins est généralement attendu.
Travaille-t-on de nuit ?
Oui, en roulement, avec des compensations selon l’établissement.
Peut-on évoluer vers sage-femme ?
Oui, avec un Bachelor en haute école spécialisée.
Le métier est-il adapté aux temps partiels ?
Oui, la plupart des maternités proposent des taux variés.