FICHE MÉTIER · SUISSE

Aide-soignant en gériatrie

Santé & Soins

L’aide-soignant en gériatrie accompagne des personnes âgées dépendantes ou polypathologiques, en EMS comme à l’hôpital. Il assure leur confort, préserve leur autonomie et veille à leur dignité, au sein d’une équipe qui comprend infirmiers, médecins gériatres et thérapeutes.

L’essentiel en bref

  • Rôle : soigner et accompagner des personnes âgées dépendantes.
  • Formation : aide-soignant CRS, avec cours en gérontologie.
  • Salaire : environ 3 550 à 4 870 CHF par mois (source Lohncheck.ch, 2026).
  • Lieux : EMS, services de gériatrie, unités de réadaptation, soins de longue durée.

Qu’est-ce qu’un métier de « aide-soignant en gériatrie » ?

La gériatrie est la médecine du grand âge. Les patients cumulent souvent plusieurs maladies, des troubles de la mémoire et une fragilité physique. L’aide-soignant en gériatrie adapte ses gestes à cette réalité : plus de temps, plus de douceur, des repères réguliers. Il stimule l’autonomie plutôt que de la remplacer et joue un rôle de sentinelle pour repérer les signes précoces de dégradation, comme une perte d’appétit ou une confusion nouvelle.

Missions principales : aide-soignant en gériatrie

  • Aider à la toilette et à l’habillage en respectant le rythme du résident.
  • Prévenir les chutes, les escarres et la dénutrition.
  • Accompagner les repas et les troubles de la déglutition.
  • Participer aux activités de stimulation et de rééducation.
  • Communiquer avec des personnes atteintes de démence.
  • Soutenir les familles et participer aux soins de fin de vie.

Formation et accès au métier en Suisse

Le parcours est identique à celui de l’aide-soignant, avec une orientation vers les personnes âgées.

  • Cours d’aide-soignant CRS : la base indispensable pour travailler en gériatrie.
  • Formations continues en gérontologie : démence, nutrition, sécurité des soins, fin de vie.
  • Formation à la manutention : pour protéger sa santé et celle des résidents.

Une expérience en EMS ou en soins à domicile est un très bon tremplin.

Compétences et qualités requises

  • Patience et respect du rythme de chacun.
  • Communication adaptée aux troubles cognitifs.
  • Observation fine des changements d’état.
  • Endurance physique.
  • Équilibre émotionnel face à la fin de vie.
  • Esprit d’équipe avec les infirmiers et thérapeutes.

Salaire : aide-soignant en gériatrie en Suisse

Les salaires sont proches de ceux de l’aide-soignant, avec une progression liée à l’ancienneté et aux formations suivies.

ProfilPar an (brut)Par mois (×13)
Bas de fourchette
Début de carrière en EMS
46 100 CHF≈ 3 550 CHF
Médiane
Valeur centrale des salaires observés
55 800 CHF≈ 4 290 CHF
Haut de fourchette
Avec ancienneté et primes de service
63 300 CHF≈ 4 870 CHF

Source : Lohncheck.ch, « Aide-soignant CRS » (2026), salaires annuels bruts à plein temps sur 13 mois ; équivalents mensuels calculés. Le travail de nuit, du dimanche ou de piquet peut ajouter 10 à 20 % au revenu. Vérifiez toujours la convention collective de l’employeur.

Conditions de travail

Les services fonctionnent en roulement 24 heures sur 24 : matin, soir, nuit et week-ends. Dans les EMS, les équipes sont stables et les résidents bien connus. Le rythme est soutenu pendant les soins et plus calme à d’autres moments. L’ambiance dépend beaucoup de la direction et de la dynamique d’équipe.

Une journée type : aide-soignant en gériatrie

La journée commence par l’aide au lever des résidents : toilettes, soins de peau, habillage. Vient ensuite le petit-déjeuner, avec une attention particulière aux difficultés de déglutition. Le reste de la matinée est consacré aux soins, aux déplacements au salon ou à la salle de gymnastique. L’après-midi, l’aide-soignant participe aux activités, accompagne les résidents à des animations et observe les changements de comportement ou de mobilité. Il termine en rédigeant ses transmissions.

Avantages et difficultés du métier

Les points forts

  • Des relations durables avec des résidents et leurs familles.
  • Des compétences très recherchées en raison du vieillissement.
  • Une équipe pluridisciplinaire : infirmiers, physiothérapeutes, animateurs.
  • Des formations spécifiques en démence et en soins gériatriques.

Les points exigeants

  • Des gestes physiques pour les transferts et la mobilisation.
  • La confrontation à la perte d’autonomie et au décès.
  • Des comportements parfois déroutants liés à la démence.
  • Des effectifs parfois tendus à certaines périodes.

Conseils pour postuler : aide-soignant en gériatrie

Indiquez vos expériences auprès de personnes âgées, en famille ou en bénévolat, et ce qu’elles vous ont appris. Les EMS apprécient la patience, l’humour et la capacité à créer un climat apaisé. Si vous avez suivi une formation sur la démence ou la communication adaptée, mentionnez-la en bonne place.

Évolution de carrière

Après quelques années, l’aide-soignant en gériatrie peut devenir référent des soins de base, animateur ou accompagnant en démence. Les passerelles vers l’ASSC et l’infirmier sont très utilisées. Des formations spécialisées en soins palliatifs ou en gérontologie ouvrent aussi des fonctions de coordination.

Où trouver un emploi : aide-soignant en gériatrie

Les employeurs sont les EMS, les unités de gériatrie des hôpitaux, les cliniques de réadaptation et les résidences médicalisées. Les besoins progressent avec le vieillissement de la population. Parcourez la catégorie Santé & Soins et filtrez par canton pour voir les postes ouverts. Pour découvrir les offres liées au métier de « aide-soignant en gériatrie », consultez aussi les annonces publiées sur Jobstreaming et Jobuilder.

Questions fréquentes : aide-soignant en gériatrie

Quelle différence avec un aide-soignant généraliste ?

La spécialisation porte sur le public : personnes âgées fragiles, souvent atteintes de démence, avec des besoins de soins prolongés.

Faut-il une formation en démence ?

Ce n’est pas toujours obligatoire, mais c’est un grand atout et plusieurs EMS la proposent en interne.

Le métier est-il physiquement exigeant ?

Oui, les transferts et la mobilisation sont fréquents ; la formation aux bons gestes est importante.

Peut-on évoluer vers l’ASSC ?

Oui, les passerelles reconnaissent l’expérience en gériatrie.

Travaille-t-on de nuit ?

En roulement, oui. Des équipes de nuit permanentes existent aussi et sont souvent mieux rémunérées.

Les informations sont indicatives et doivent être confirmées auprès des organismes officiels suisses et des autorités cantonales compétentes.

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