FICHE MÉTIER · SUISSE

Chercheur en médecine

Santé & Soins

Le chercheur en médecine mène des recherches pour améliorer le diagnostic, le traitement et la prévention des maladies. Il peut être médecin ou scientifique, et travailler au lit du patient comme au laboratoire.

L’essentiel en bref

  • Rôle : conduire des recherches cliniques ou translationnelles pour améliorer les soins.
  • Formation : médecine ou sciences, puis doctorat ou MD-PhD.
  • Salaire : environ 4 400 CHF par mois pour un doctorant, 7 100 pour un postdoctorant (repère FNS).
  • Lieux : hôpitaux universitaires, facultés de médecine, instituts.

Qu’est-ce qu’un métier de « chercheur en médecine » ?

La recherche médicale fait le pont entre la découverte scientifique et la pratique clinique. Le chercheur peut mener des essais sur des patients, étudier de nouvelles techniques ou analyser des biomarqueurs. Beaucoup de médecins combinent recherche et soins, avec un temps dédié à l’une et à l’autre. Les projets sont soumis à des règles éthiques strictes et nécessitent l’accord de comités spécialisés.

Missions principales : chercheur en médecine

  • Concevoir des projets de recherche clinique ou translationnelle.
  • Obtenir les autorisations éthiques et réglementaires.
  • Recruter des patients et suivre les participants à l’étude.
  • Recueillir et analyser les données.
  • Publier et présenter les résultats.
  • Rechercher des financements et encadrer des étudiants.

Formation et accès au métier en Suisse

Les parcours combinent médecine et recherche.

  • Études de médecine : pour les chercheurs-cliniciens, avec un doctorat en médecine.
  • MD-PhD : programme combiné pour une carrière de chercheur-clinicien.
  • Master et doctorat en sciences : pour les scientifiques non médecins.

Les formations en méthodologie de recherche clinique sont très utiles.

Compétences et qualités requises

  • Curiosité scientifique.
  • Rigueur éthique.
  • Compétences cliniques ou techniques.
  • Méthodologie.
  • Écriture scientifique.
  • Travail d’équipe.

Salaire : chercheur en médecine en Suisse

Les salaires dépendent du statut : médecin-chercheur ou chercheur scientifique.

ProfilPar an (brut)Par mois (×13)
Doctorant
Financement FNS ou université
53 000 – 58 000 CHF≈ 4 080 – 4 460 CHF
Postdoctorant
Selon expérience
88 000 – 98 000 CHF≈ 6 770 – 7 540 CHF
Médecin-chercheur senior
Poste hospitalier-universitaire
140 000 – 220 000 CHF≈ 10 770 – 16 920 CHF

Repère : les montants de base du Fonds national suisse (FNS) sont d’environ 53 000 CHF par an pour un doctorant et 92 500 CHF pour un postdoctorant, charges sociales non comprises. Les autres lignes sont des estimations indicatives qui varient selon l’université, l’industrie et le canton. Vérifiez toujours l’offre.

Conditions de travail

Les médecins-chercheurs partagent leur temps entre clinique et recherche, avec des horaires chargés. Les chercheurs scientifiques ont des horaires plus souples. Le travail implique de nombreuses réunions et rédactions. Les collaborations internationales sont fréquentes.

Une journée type : chercheur en médecine

Le matin, le médecin-chercheur voit des patients inclus dans un essai clinique, contrôle les paramètres et note les effets secondaires. Il discute de cas avec ses collègues, puis passe au bureau pour analyser les données d’une étude. L’après-midi, il rédige un article, prépare une demande de bourse et anime un séminaire pour étudiants. Il termine par une réunion du comité de suivi de l’essai.

Avantages et difficultés du métier

Les points forts

  • Un impact direct sur la médecine de demain.
  • La possibilité de combiner soin et recherche.
  • Un environnement universitaire stimulant.
  • Des carrières académiques prestigieuses.

Les points exigeants

  • Une charge de travail très élevée.
  • Une concurrence forte pour les postes.
  • Des financements incertains.
  • Un équilibre difficile entre clinique et recherche.

Conseils pour postuler : chercheur en médecine

Présentez vos résultats et votre projet de recherche de façon claire. Montrez votre capacité à obtenir des fonds et à travailler en équipe interdisciplinaire. Un mentor reconnu dans votre domaine peut faire la différence : n’hésitez pas à le mentionner et à demander une lettre de recommandation. Si vous êtes médecin, précisez la répartition souhaitée entre activité clinique et recherche, car elle conditionne le contrat. Renseignez-vous sur les programmes de bourses de carrière de votre établissement. Si vous n’êtes pas médecin, montrez votre aisance à travailler avec les cliniciens et à comprendre les contraintes des patients et des soignants. Prenez enfin le temps de comprendre la politique de propriété intellectuelle de l’institution et les règles de signature des publications. Ces aspects, souvent négligés, influencent votre visibilité scientifique.

Évolution de carrière

Le chercheur peut devenir professeur, chef de service ou directeur de recherche. Certains rejoignent l’industrie pharmaceutique ou les autorités. Les bourses de carrière permettent de consacrer plus de temps à la recherche.

Où trouver un emploi : chercheur en médecine

Les employeurs sont les hôpitaux universitaires, les facultés de médecine, les instituts de recherche et l’industrie. Les postes se trouvent surtout à Bâle, Zurich, Berne, Lausanne et Genève. Dans la catégorie Santé & Soins, filtrez par canton pour repérer les offres de chercheur en médecine proches de chez vous. Pour découvrir les offres liées au métier de « chercheur en médecine », consultez aussi les annonces publiées sur Jobstreaming et Jobuilder.

Questions fréquentes : chercheur en médecine

Faut-il être médecin ?

Non, de nombreux chercheurs sont des scientifiques non médecins.

Qu’est-ce qu’un MD-PhD ?

C’est un parcours qui combine études de médecine et doctorat en sciences.

Peut-on continuer à soigner ?

Oui, pour les médecins-chercheurs.

Comment financer sa recherche ?

Par des bourses, notamment du Fonds national suisse, et des fonds privés.

Quelles évolutions sont possibles ?

Professorat, direction de service ou industrie.

Les informations sont indicatives et doivent être confirmées auprès des organismes officiels suisses et des autorités cantonales compétentes.

← Retour à l’accueil