L’assistant de prévention en santé soutient les actions de prévention menées auprès de la population : campagnes de dépistage, ateliers dans les écoles, programmes contre le tabac, l’alcool ou les maladies chroniques. Il facilite le travail des chargés de projet et des professionnels de santé.
L’essentiel en bref
- Rôle : soutenir l’organisation et la réalisation d’actions de prévention santé.
- Formation : CFC santé-social ou commercial, avec formation en promotion de la santé.
- Salaire : environ 4 100 à 6 000 CHF par mois (indicatif).
- Lieux : ligues de santé, services cantonaux, associations, écoles.
Qu’est-ce qu’un métier de « assistant de prévention en santé » ?
En Suisse, la prévention est portée par des services cantonaux, des ligues de santé, des associations et des organismes nationaux. L’assistant de prévention agit en appui : il prépare le matériel, organise les événements, accueille le public et suit les participants. Il connaît les messages clés de la prévention et sait les adapter à des publics variés : enfants, jeunes, seniors, personnes en situation de précarité. Le titre n’est pas protégé et recouvre plusieurs profils.
Missions principales : assistant de prévention en santé
- Préparer et animer des stands d’information et des ateliers.
- Accueillir le public et répondre à ses questions.
- Participer à l’organisation de campagnes et d’événements.
- Saisir et suivre les données de participation.
- Collaborer avec les écoles, les associations et les professionnels de santé.
- Rédiger des supports de communication simples.
Formation et accès au métier en Suisse
Il n’existe pas de diplôme dédié, mais plusieurs formations constituent une base solide.
- CFC dans le domaine santé-social ou commercial : assistant médical, ASSC, employé de commerce.
- Formations en promotion de la santé : cours courts ou certificats proposés par des instituts et des hautes écoles.
- Compétences complémentaires : animation de groupe, communication, bureautique.
Une expérience en bénévolat de santé ou en animation est un vrai atout.
Compétences et qualités requises
- Aisance à l’oral et sens de l’écoute.
- Pédagogie et clarté dans les explications.
- Organisation et sens du détail.
- Esprit d’équipe et flexibilité.
- Intérêt pour la santé publique.
- Respect de la confidentialité.
Salaire : assistant de prévention en santé en Suisse
Les salaires dépendent de l’employeur : administration, association ou ligue de santé.
| Profil | Par an (brut) | Par mois (×13) |
|---|---|---|
| Début de carrière Poste de soutien administratif ou d’animation | 50 000 – 60 000 CHF | ≈ 3 850 – 4 620 CHF |
| Assistant confirmé Avec expérience de projets | 58 000 – 72 000 CHF | ≈ 4 460 – 5 540 CHF |
| Coordinateur adjoint Avec responsabilités de projet | 68 000 – 85 000 CHF | ≈ 5 230 – 6 540 CHF |
Fourchettes indicatives, établies à partir des salaires usuels du secteur suisse de la santé ; elles varient selon le canton, l’employeur et la convention collective applicable. Vérifiez toujours l’offre.
Conditions de travail
Les horaires sont en général réguliers, avec parfois des événements en soirée ou le week-end. Le travail se partage entre bureau, déplacements et animations sur le terrain. Les équipes sont souvent petites, ce qui offre une grande polyvalence. Des temps partiels sont fréquents, notamment dans les associations.
Une journée type : assistant de prévention en santé
Le matin, l’assistant prépare un stand d’information pour une journée de dépistage ou une action dans une école : flyers, présentoirs, petits tests de démonstration. Sur place, il accueille le public, explique les gestes de prévention et oriente vers les services compétents. L’après-midi, il saisit les données de participation, répond aux demandes de renseignements par téléphone et participe à la préparation d’une prochaine campagne avec son équipe.
Avantages et difficultés du métier
Les points forts
- Un métier au service de la prévention et du bien-être collectif.
- Des missions variées : terrain, bureau, animation.
- Des contacts avec des publics très divers.
- Un secteur en développement dans les cantons.
Les points exigeants
- Des résultats de prévention parfois lents à mesurer.
- Des financements publics qui peuvent fluctuer.
- Des événements en soirée ou le week-end.
- Un public pas toujours réceptif aux messages de santé.
Conseils pour postuler : assistant de prévention en santé
Valorisez votre capacité à parler simplement de sujets de santé et à animer un groupe. Un bénévolat dans une association de santé, une ligue ou une action de prévention est très apprécié. Préparez des exemples d’actions que vous avez organisées ou soutenues, même à petite échelle.
Évolution de carrière
L’assistant peut évoluer vers un poste de chargé de projet, de chargé de promotion de la santé ou de coordinateur de programme. Des formations en santé publique ou en gestion de projet ouvrent d’autres perspectives. Certains rejoignent des services cantonaux ou des organisations nationales.
Où trouver un emploi : assistant de prévention en santé
Les employeurs sont les ligues de santé, les services cantonaux de santé publique, les associations de patients, les organismes de prévention et certaines fondations. Les postes sont plus nombreux dans les capitales cantonales. Triez les annonces de la catégorie Santé & Soins par canton et par type de contrat pour trouver un poste de assistant de prévention en santé. Pour découvrir les offres liées au métier de « assistant de prévention en santé », consultez aussi les annonces publiées sur Jobstreaming et Jobuilder.
Questions fréquentes : assistant de prévention en santé
Faut-il une formation en santé ?
Un CFC dans le domaine santé-social est un avantage, mais des profils administratifs ou en communication sont aussi recrutés.
Quelle différence avec un chargé de promotion de la santé ?
Le chargé conçoit et pilote les projets ; l’assistant les soutient dans la mise en œuvre.
Le métier comporte-t-il des soins ?
Non, il s’agit d’information, de sensibilisation et d’organisation d’actions.
Où se trouvent les postes ?
Dans les ligues de santé, les services cantonaux, les associations et certaines fondations.
Peut-on évoluer vers la santé publique ?
Oui, via des formations complémentaires et de l’expérience de projet.